
1. Tchii s'éveille
Premier épisode et véritable point de départ de toute la série : par une nuit de pluie, Hideki Motosuwa, jeune provincial fraîchement arrivé à Tokyo pour préparer le concours d'entrée à l'université, découvre une Persocom abandonnée sur un tas d'ordures. Sans les moyens de s'offrir un tel ordinateur humanoïde à l'état neuf — un objet pourtant si répandu dans cette version du Japon que la quasi-totalité des foyers en possède un — il la ramène malgré tout chez lui, davantage par réflexe de compassion que par calcul. L'épisode prend le temps d'installer le quotidien précaire de Hideki, ses petits boulots, son appartement modeste, avant de basculer dans le mystère : la Persocom qu'il vient de recueillir ne réagit à rien, jusqu'à ce qu'elle ouvre soudain les yeux et prononce un unique mot, « Tchii », qui deviendra son prénom. Cette scène d'éveil, filmée avec une lenteur presque solennelle par Madhouse, contraste volontairement avec le ton léger du reste de l'épisode et pose d'emblée la question qui hantera toute la série : d'où vient réellement cette Persocom pas comme les autres ? On y découvre aussi les personnages qui composeront l'entourage de Hideki — voisins curieux, camarades d'école préparatoire — dans une mise en place efficace qui privilégie l'émotion et la curiosité plutôt que l'exposition appuyée. La réalisation de Morio Asaka, réputé pour sa direction tout en délicatesse, installe dès ce premier épisode l'équilibre si particulier de Chobits entre comédie douce sur la vie étudiante et gravité sous-jacente autour de la solitude et de l'attachement.
Captures d'écran





























